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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 08:17

Peinture -image

 « La plus frémissante sensibilité aux prises avec la raison la plus théorique, c’est tout le drame, toute l’histoire, toute la vie de Paul Cézanne, dit Joachim Gasquet »

« Quelque chose en moi sait ou je vais et en somme la peinture est un état d'être », dit Jackson Pollock.

Deux témoignages de créateurs d’images.

-x-

La peinture comme transposition, signification, prise de conscience de… ?

Avant tout sans doute acte de  création. Faire quelque chose de visible avec du visible.

Des caves de Lascaux aux expressions impressionnistes via les peintures navajos sur sable, les images expriment l’urgence de figurer  la perception de l’univers avant même l’existence de tout langage.

The sandpainting works its healing power by reestablishing the patient's sense of connectedness to all of life.

-x-

Qu’apporte l’image alors que, fondamentalement autre que sa référence, elle n’est pas ce qu’elle représente ?

Echo, intention, invitation, incitation, elle met l’imagination sur le rail. Sa puissance égale son néant. Toute image est à la fois figuration et abstraction. Elle a essentiellement un pouvoir d’émouvoir, inquiéter, illustrer…

On peut s’en défendre, l’effacer, sans qu’elle se fasse oublier.

Que se passet-il lors de son apparition ? Que se passet-il lors de sa disparition ?

-x-

L’image concrétise la pensée, en est le support.

Elément d’un vocabulaire infini, elle est générée par l’environnement tout autant qu’elle suscite elle-même l’image. Elle résulte de l’imagination, qui est la faculté, conjuguée avec l’observation, que possède l’esprit de se représenter le monde.

      Son pouvoir de suggestion imprévisible dépend de la créativité qui suscite des relations « idées – images ».

-x-

http://www.art-roman.net/serrabone/serrabone15.jpg

Supports de l’image elle-même : de la terre à l’impulsion électronique, il en est un large éventail : tapisserie sur sable des navajos, sculpture taillée dans le roc, mur blanchi, toile, bois, céramique…

-x-

L’image est « dream catcher » : elle suscite le rêve et le capture.

Découverte souvent, elle ouvre des horizons. Quelles sont les limites du vraisemblable ? On ne crée que dans le réel.

Le geste de créer trace une image.

-x-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 08:39
Escaut - Rothko - Escaut

Escaut - Rothko - Escaut

3 images :

deux photos, une peinture mettant en relation le fleuve Escaut entourant une œuvre abstraite du peintre américain Rothko.

Abstraction et figuration se rencontrent !

 

.

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 07:42
La Vérité en peinture

 

L’existence de la littérature est tout d’abord, une existence sémantique (Mircea Marghescou). Il y a un rapport de signification entre le signifiant et le  signifié.

Entre le concept et le réel.

-x-

Peut-on dire quelque chose d’analogue au sujet de la peinture ?

Mais pourquoi évoquer la vérité en peinture ?

Ou bien l’image ne représente rien de vrai ou de vraisemblable, ou elle ne signifie rien et ne nous dit rien.

Mais elle peut avoir un aspect abstrait ou surréaliste qui se joue du vrai littéral tout en étant riche de signification.

L’image peut aussi divertit. Elle est manifestation majeure de créativité. Et la nouveauté est telle par rapport à quelque chose de réel.

L’image peut encore manifester l’inquiétude, le malaise, l’angoisse…

Elle s’impose d’elle-même, par sa matérialité, formes et couleurs.

Signifier par sa matérialité, c’est peut-être le propre de l’image.

L’image s’adresse à l’esprit qui peut interpréter dans le cadre d’une culture qui est garante de sa vérité ou de  sa signification.

-x-

Les réalisations d’un Mondrian ou d’un Pollock notamment nous montrent (c’est un rôle de l’image que de montrer) qu’abstraire ou répéter sont des façons de réaliser dans un certain style (une signature) des compositions qui ont le statut d’organismes autonomes.

-x-

Que serions-nous sans les images qui nous permettent de mieux nous situer, notamment dans le temps en assistant notre mémoire ?

 

La Vérité en peinture
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 12:18
Vallée de l'Ahr

 Vigne de L’Ahr !

L’heure de la couleur.

Celle, des formes aussi.

Et de l’œil,  de la main,  de la méditation.

Concevoir, créer…

Peindre !

Le vouloir, même sans le pouvoir.

Pas de peinture sans passion.

Et à distance, lorsque les contours se font flous, reste une image ,  All out of the true,

image qui dure , complice du temps, compagne des nuits sans sommeil.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 14:21
Formes et Couleurs
Formes et Couleurs

In the beginning of important things (Yeats ).

Indeed.

Lorsqu’on marche vers on ne sait où sans se perdre, seul, seul peut-être.

Comme en vallée de l’Ahr aux multiples climats où la vigne nourrit tout un peuple. 

Où un éclatant vignoble en gradins déploie sa lumière face au sombre versant boisé.

Des formes et couleurs, qui l’emporte ?

Rothko favorise la forme, Matisse la couleur.

La peinture est une méditation dans le silence de l’Esprit.

 Regarder, percevoir, concevoir, sur le motif, sur le chemin, au cœur de la nuit sans sommei , dans l’agitation de la foule…

Les troncs tordus de la  vigne étalés sur le schiste inerte témoignent du combat.

Vie et formes ! Ils commandent le geste du peintre.

 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 17:05
Pollock, Soulages , Rothko

 « Quelque chose en moi sait ou je vais et en somme la peinture est un état d'être », dit Jackson Pollock.

Qu’est ce que l’image, dessin, peinture ?

De tout temps l’homme a produit des images. L’image réfère à lui-même et à autre chose. Elle manifeste un  ordre.

The meaning of it ?

La peinture comme tansposition, signification, prise de conscience de… ?

Avant tout sans doute acte de  création. Faire quelque chose de visible, avec de la matière forcément.

Des caves de  Lascaux aux expressions impressionistes via les peintures navajos sur sable, urgence d’exmrimer la perception de l’univers avant même l’existence de tout langage.

 The sandpainting works its healing power by reestablishing the patient's sense of connectedness to all of life. 



 

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 13:28
Pollock

Pollock

Formes et cohérence

Une peinture signifie par elle-même, dit Pollock.

L’objet en soi n’est donc pas nécessaire. L’image se suffit à elle-même. Elle est une réalisation.

Ecoutons les éclarations de Pollock :

When I am in my painting, I'm not aware of what I'm doing. It is only after a sort of 'get acquainted' period that I see what I have been about. I have no fear of making changes, destroying the image, etc., because the painting has a life of its own. I try to let it come through. It is only when I lose contact with the painting that the result is a mess. Otherwise there is pure harmony, an easy give and take, and the painting comes out well.”

L’acte de peindre est un échange.

-x-

Pollock manifeste un « Expressionisme abstrait » qui lui permet, en malmenant les formes, à être subjectif tout en cachant ses sentiments. D’où le défi : faire surgir un ordre à partir de la confusion.

Pollock

Ou la totale liberté d’un ordre.

Ordre en devenir. Chaque élément tient compte du tout.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 14:57
Val Ferret

Val Ferret, vous connaissez ?

 

Val se lovant sous le Mont Blanc, en Suisse, d’Orsières vers l‘Italie.

 

Les lacs ?

On les pressent au delà des crêtes.

Là, de la neige encore du fait de l’exposition et de l’altitude.

Le gîte à 1700 m sous les glaciers.

 

Vallée synthèse en mouvance du torrent, la Drance de Ferret qui explore le val, écumant, chantant. 

S’y rafraîchissent  vaches et chevaux en errance dans les alpages.

 

Une structure de fond dans un monde de possibles.

 

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Paysage pour l’éleveur, le chasseur, l’errant  marcheur…

 

De son point de vue le regard saisit la courbure balisée par une grange, le col discrètement affiché, et tout l’inconnu du prolongement de ce mouvement vers le fond urbain du massif.

 

Montagne peuplée où on se côtoie parfois sans se voir. On y voit loin.

 

-x-

 

Sur la crête quelque  chose s’est libérée en nous. Une découverte alors qu’on ne se savait pas entravé.

 

Fables, dépendances, peurs, préjugés, tout cela effacé devant une réalité qui affiche le certain.

Invariance et mouvement en contrepoint.espondances, une nécessité, une logique.

 

Entre une toiture, un éperon, une crête  l’œil glisse, se fixe et repart.

 

 

-x-

 

D’une crête à l’autre s’établissent des correspondances.

-x-

 

Que cherche-t-on ?

 

Le dire serait réduire.

 

D’autres sur le motif se sont arrêtés et se sont mis à peindre, Cézanne, Matisse, Mondrian…

 

 

 

 

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 07:03
Cézanne - Matisse - Sheeler

« Les principaux traits de l’art moderne existent dans la nature », écrit Sheeler (1883-1965).

« La nature est base de tout ».

Elle s’offre à la méditation. Celle-ci fait venir la couleur : on médite sous un certain éclairage. Les contrastes plutôt que les lignes génèrent les formes.

DeEs pommes de Cézanne via les intérieurs de Matisse aux constructions urbaines de Scheeler, une démarche identique. De la logique à la logique : traits, formes, couleurs, composition, composition de compositions.

Les constructions sont pensées dans leur structure qui forme une dynamique interne.

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Le tout est plus que la somme des parties. Et chaque partie est un tout.

Le spectateur est acculé à la pensée. Il s’agit de rendre compte de l’émotion suscitée par des visions dont les représentations ont été rapprochées. Par une nécessité ou suscitant une nécessité.

Comment oser mettre en relation des pommes avec des cheminées d’usines ?

Il faut autre chose qu’une ressemblance.

C’est le rôle de l’imagination créative qui donne à l’artiste son immense liberté. Le regard génère la signification.

-x-

Signifier. Sens et justification se complètent comme l’un et le multiple.

L’espace devient l’occasion d’une prise de conscience des structures du moi et permet à celui–ci d’accéder à lui-même (Marghescu).

Chaque oeuvre dans l'ensemble ci-dessus est un tableau qui se suffit à lui-même et aussi un système qui débouche sur un monde.

Seul le fini peut évoquer l'infini.

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 05:01
Blés, schorres, lagunes

À perte de vue les blés.

La ferme adossée à l’horizon comme un navire à l’ancre. En face la tour de St Jan in Eremo, le château d’eau.

Les toitures  ramassées des bâtiments de la ferme reflètent l’esprit de leurs habitants fait de logique, cohérence, du souci d’efficacité. Le paysage physique est aussi image de l’esprit.

Les blés s’étendent dans tout l’espace. Maturité imminente. C’est l’heure délicate de la décision concernant la moisson.

Décider sans émotion, poussé par la nature elle-même qu’il faut interpréter dans sa vérité : tout l’art de l’agriculteur.

La décision qui fait gagner, perdre, végéter.

-x-

En Flandre Zélandaise, rive gauche de l’Escaut, destiné au drainage et à la défense contre le pays voisins, le canal Léopold parcourt le polder. Il n’est pas navigable. Canards et poules d’eau y trouvent leur biotope privilégié. Il est bordé de grands peupliers que le vent d’ouest a modelés. Il longe des lagunes (« kreken » en Neerlandais) dont l’eau noire, saumâtre, est ceinturée de roselières.

Paysage sans péripéties, avouant une parenté avec l’art abstrait. Ce paysage « fait sens » plutôt qu’il n’en transmet.

L’eau, seconde maintenant, avait été première. On imagine difficilement le processus qui avait opéré le basculement de l’eau et de la terre. Ce qui paraît nature pure est le résultat d’une culture des plus élaborées. Mais alors qu’ailleurs la culture allait transformer définitivement des espaces naturels, ici, comme sous l’effet d’un oubli, les rythmes de la modernité n’avaient pas définitivement opéré. La nature s’était maintenue.

Cette invariance dans le polder on ne peut que la confronter avec la dynamique du Delta. L’estuaire, c’est l’espace offert à la navigation vers la haute mer.

Mais au milieu de cet espace uniforme des îles avaient été englouties, Wulpen, Schoneveld... On parlait de paroisses perdues… 

Blés, schorres, lagunes

Le schorre est le marais salé du littoral. Terre interface, biotope de l’obione, des statices (lilas de mer), des salicornes…

Statices qui manifestent du schorre la vie âpre.

Au large des schorres, des bancs de sable contournés par des cargos, guidés par des pilotes, remontant vers Anvers.

Les temps, l’eau et la terre se confondent.

Blés, schorres, lagunes
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  • : Faire voir que la répétition n'épuise pas le dialogue entre l'oeil et ce qu'il voit et tente d'unifier. Car depuis toujours, la relation entre l'un et le multiple reste une énigme.
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