Faire voir que la répétition n'épuise pas le dialogue entre l'oeil et ce qu'il voit et tente d'unifier. Car depuis toujours, la relation entre l'un et le multiple reste une énigme.
Il reste tentant de partir en ces temps d’attentats.
Le peut-on ?
Le veut-on ?
Le sait-on ?
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Préparer un itinéraire c’est déjà partir.
La carte agresse l’imagination.
« The soul feeds on invisible”… (Powys).
Tout est dans l’esprit.
C’est pourquoi je prends comme accompagnateurs mes démons de toujours, les Basho, Powys, Thoreau…
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Se faire accompagner, c’est créer.
On peut être seul parmi mille et accompagné en étant seul.
Préparer pour ne rien oublier…
Mais surtout pour ne pas le perdre, le temps.
Car la « vie qui me fuit me poursuit. » (Beckett)
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Aller où ? Quand ?
Question non par lacune de désir mais par excès de destinations.
Tout est dans le choix du temps et du lieu, l’un en fonction de l’autre.
Oser la nouveauté.
Trop souvent fonctionne l’itération : revivre ce qu’on a si heureusement vécu.
Comme si on le pouvait !
La créativité ne fonctionne que dans le sens de la nouveauté.
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Ligurie donc mais autre.
Celle des crêtes, cols, versants accidentés, chemin muletiers, sables et roches des rivages…
Des destinations choisir la moins probable pour ceux qui se pressent vers la Riviera.
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Sur la carte comment décider dans cet égarement de lignes qui signifient chemins, pistes, routes asphaltées ou non ?
Les courbes de niveau aussi signifient. Fort rapprochées elles promettent l’effort tonifiant.
Mais l’absence d’habitat est le signe fondamental.
L’absence comme signe !
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Il faut longuement regarder une carte avant de décider.
La décision doit être déclenchée par une nécessité.
La découverte d’un col peut rendre possible l’impossible boucle.
Décision facilitée encore par la signification éventuelle d’un nom comme « Castagnello » qui évoque le châtaigner, l’ornement des versants du Sud.
L’inexplicable coup de cœur.
Réservé parfois à qui simplement se trouve contaminé par une photo.
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On ne peut expliquer un paysage.
Il se dévoile à qui peut le lire.
Lire est une façon d’aimer.
A chacun son régime de lecture.
On ne peut lire sans lumière.
La lumière, le dernier mot.